Productions Ben Sasseville
Carnet du 25/03/08  

La farce olympique

L’important ce n’est pas de gagner, c’est de participer…  Non mais quelle bonne blague n’est-ce pas?  J’en ai une meilleure : Le sports c’est la santé!  C’est Pierre « baron-moron » de-Coubertin qui doit pisser des stéroïdes dans sa tombe.

Pour mieux comprendre la farce olympique, il faut connaître les principales disciplines qui y sont rattachées soit :

Le marathon de l’argent
Bien avant le début des jeux, les états intéressés par l’octroi de ceux-ci en leur sol rivalisent d’ingéniosité pour se classer au premier rang de la corruption, du salissage et du chantage. La ville gagnante est celle qui aura versé le plus de pots de vin au comité international olympique.  La course est entièrement commanditée par les contribuables des pays participants, sans leurs consentements.
 
Le lancé du pauvre
Pour donner une belle image au monde entier, la ville hôte des jeux procède au déménagement de la pauvreté, loin des regards des caméras.  Ainsi, on rase tout immeuble inesthétique en expropriant leurs habitants, lesquels n’auront jamais les moyens d’habiter les nouveaux édifices ultramodernes.  On revitalise aussi les jardins publics et on installe des gardiens pour dissuader les itinérants de s’y installer.
 
Le saut à la pute
Afin de distraire la perche de milliers de touristes, les états hôtes permettent l’importation et l’exploitation de prostitués.  Elles viendront de la campagne ou de pays pauvres avoisinant, contre leur gré ou encore sous fausse représentation.  Une fois sur le site, trop pauvre pour se nourrir et se loger, elles sont à la merci des exploiteurs, violeurs et assassins.
 
La course des 100 millilitres
Il s’agit de trouver une drogue qui augmente les performances tout en demeurant indétectable et/ou de contourner et falsifier les tests antidopage.  Pour pratiquer cette discipline, il faut un peu d’urine et beaucoup d’argent.  Ceux qui échouent à la course des 100 millilitres peuvent se reprendre grâce aux épreuves de « J’savais pas », « C’était pour mon rhume » et en tout dernier recours, « J’m’excuse, c’était la première fois »
 
La lutte aux Tibétains
Voici une toute nouvelle discipline pour les jeux de 2008. Pratiqué par les Chinois depuis des siècles, ce sport atteint le sommet de sa popularité cette année.  Les joueurs chinois utilisent des matraques, des mitraillettes et des chars d’assauts tandis que les Tibétains se battent les mains nues. Les règles du jeu ont été décidées par les Chinois qui représentent également la totalité des juges. 
 
Les autres pays ne sont pas autorisés à jouer à la lutte aux Tibétains, ils se réunissent donc entre eux et pratiquent ensemble leur sport préféré : l’hypocrisie!
 
 
 
 
  
La compétition, la lutte contre l’autre, apparaissent comme des comportements au mieux infantiles, au pire suicidaires.”
Albert Jacquard
 
“Pratiqué avec sérieux, le sport n’a rien à voir avec le fair-play. Il déborde de jalousie haineuse, de bestialité, du mépris de toute règle, de plaisir sadique et de violence; en d’autres mots, c’est la guerre, les fusils en moins.(***) ”
Georges Orwell
 (***) Les fusils en moins c'était dans ton temps mon Georges  
 
“Les jeux olympiques ont toujours été politique, l’idée du sport apolitique est un mythe.”
François Thomazeau (journaliste, écrivain et éditeur) France Inter - 2000 ans d’histoire “Les jeux olympiques de 1936″ 
 
 
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